Message de Jeanne Goerrian, Présidente de l’association des victimes de l’hormone de croissance.
Jugement SCANDALEUX du dossier de l’HORMONE DE CROISSANCELe 14 janvier 2009 à 13 heures 30, après quatre mois de procédure, sept mois de délibéré, le bureau du jugement de la 31° chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris composé de :
Monsieur Olivier PERRUSSET
Madame Christine SERVELLA-HUERTAS
Monsieur Jean François MONEREAUchargé de rendre le jugement dans la catastrophe sanitaire de l’hormone de croissance contaminée, a rendu son verdict en 3 minutes 50, sans aucune explication, ni lecture de motivation, sans doute pour faire vite et éviter de croiser les regards des familles des victimes de ce drame hors norme : RELAXE GENERALE.Nous voudrions souligner la façon INDIGNE dont les familles ont été accueillies au Tribunal de Grande Instance, venues de la France entière, elles n’ont pu entrer dans la salle d’audience trop petite et qui pouvait à peine contenir les médias et les avocats. Sans doute a-t-on cherché jusqu’au bout à fuir le regard des victimes.Ce verdict a soulevé notre colère bien sur, mais aussi la réprobation de la France entière, révoltée par SA JUSTICE ; UN GRAND et CHALEUREUX MERCI à tous les messages de soutien que nous avons reçus et que nous continuons de recevoir.Merci également à tous les médias qui ont transmis notre colère et notre indignation.
Un jugement bien motivé est toujours compris, lorsqu’il est partial et qu’il ne reprend que les témoignages cités par les prévenus en passant sous silence ceux cités par les victimes, il ne peut être compris.
NON, ce bureau de jugement n’était pas à la hauteur d’un drame sanitaire de cette importance. NOTRE JUSTICE est bien malade et selon que vous serez TOUT PUISSANT ou SIMPLE CITOYEN, la justice ne sera pas la même.
Ainsi :
Le même jour, nous relevions dans notre quotidien : « Du sursis pour avoir heurté mortellement un piéton, à la suite d’une faute d’inattention, pour un conducteur qui n’a pas le profil du chauffard, un casier judiciaire vierge, aucun délit au code de la route au moment des faits, ni alcool, ni drogue, ni vitesse excessive, ni portable au volant – condamnation : 4 mois de prison avec sursis »
Nous n’étions pas dans la haine, nous n’étions pas dans la VENGEANCE, nous voulions entendre le mot « COUPABLE « – 116 morts : AUCUN COUPABLE
Les prévenus n’ont pas vu les feux orange,
Ils n’ont pas vu les feux rouges,
Ils n’ont pas vu qu’ils empoisonnaient des enfants,
Trop préoccupés par leur notoriété.
ILS NE SAVAIENT PAS : la seule explication à ce jugement
ILS NE SAVAIENT PAS :
Malgré les alertes de Dickinson en 1976
Malgré l’alerte du Pr Jean-Luc MONTAGNIER EN 1980
Malgré l’enquête de l’IGAS DE 1982
Malgré l’alerte des Etats unis en 1985
ILS SONT RESTES SOURDS à TOUTES CES ALERTES, et les juges ONT SUIVI, ILS SONT RESTES AUSSI SOURDS à tous les témoignages de scientifiques disant «C’est FAUX, ON SAVAIT
MERCI à tous les scientifiques, à toutes les associations de victimes, à tous les citoyens qui nous apportent un peu de baume au cœur par leurs nombreux témoignages de soutien dans ce nouveau drame que nous vivons.
Le COMBAT pour LA MEMOIRE et POUR LA VERITE n’est pas terminé.
Nous publierons dans la rubrique « témoignages » quelques uns de ceux-ci.
Nous tenons également à dire ici aux avocats des prévenus, qu’en aucun cas, nous avons demandé de procès pour soulager notre peine, mais bien pour que l’exemple permette que PLUS JAMAIS DE tels DRAMES se renouvellent.
Il ne faut pas confondre la douleur des familles avec les responsabilités que portent ceux qui sont à l’origine de ce drame.
Devant l’ampleur du DESASTRE JUDICIAIRE, le Parquet a fait APPEL le soir même du prononcé du jugement.
Le lendemain, 15 janvier à 16 heures, Madame Rachida DATI , Garde des Sceaux, recevait les associations de familles de victimes et leurs avocats.
Un entretien très chaleureux pendant plus d’une heure, qui tranchait quelque peu avec le prononcé du jugement. Les familles ont reçu l’assurance que tout serait mis en œuvre pour que cette affaire revienne rapidement en APPEL ;
Nous avons attiré l’attention de Madame la Garde des Sceaux sur la compétence des juges qui ont à traiter de telles affaires. Pour nous depuis le premier jour d’audience, nous savions que nous n’avions pas la bonne composition du bureau de jugement.
Madame la Garde des Sceaux nous a fait part de son souhait de replacer les victimes au cœur des débats. Nous allons rester bien sur très vigilants sur l’évolution du dossier.
Continuez à nous adresser vos messages de soutien, nous avons besoin que chaque citoyen se manifeste pour que la justice soit UNE VRAIE JUSTICE, égale pour TOUS
Le même jour, nous relevions dans notre quotidien : « Du sursis pour avoir heurté mortellement un piéton, à la suite d’une faute d’inattention, pour un conducteur qui n’a pas le profil du chauffard, un casier judiciaire vierge, aucun délit au code de la route au moment des faits, ni alcool, ni drogue, ni vitesse excessive, ni portable au volant – condamnation : 4 mois de prison avec sursis »
Ils n’ont pas vu les feux rouges,
Ils n’ont pas vu qu’ils empoisonnaient des enfants,
Malgré les alertes de Dickinson en 1976
Malgré l’alerte du Pr Jean-Luc MONTAGNIER EN 1980
Malgré l’enquête de l’IGAS DE 1982
Malgré l’alerte des Etats unis en 1985
Le COMBAT pour LA MEMOIRE et POUR LA VERITE n’est pas terminé.
Devant l’ampleur du DESASTRE JUDICIAIRE, le Parquet a fait APPEL le soir même du prononcé du jugement.




